Longtemps,
l'économie de la Réunion
n'a été basée
que sur la filière de la canne
à sucre depuis le début
du XIXe siècle, période
à laquelle elle a supplanté
la culture du café. Elle est
à l'origine du développement
des grands groupes industriels réunionnais
comme Bourbon ou Quartier Français.
Aujourd'hui,
30 000 hectares sont occupés
par cette culture, qui procure encore
plus de 12 000 emplois directs et
indirects. La poussée de l'urbanisation
est l'une des les plus importantes
menaces qui pèse sur la filière
canne à la Réunion.
Une autre menace grave est la diminution
en cours des subventions nationales
et européennes au secteur.
En 2004,
en tout cas, deux millions de tonnes
de cannes ont été récoltées.
De nombreux produits secondaires sont
valorisés. La bagasse sert
à la production d'énergie
thermique. Les 70 000 tonnes de mélasse
produites chaque année pourraient
quant à elles servir à
obtenir 2 900 tonnes de bioéthanol,
à terme.
Parmi les
autres cultures relativement développées
sur l'île, on citera celles
du géranium ou de la vanille,
vanille dont l'île fut jadis
le premier producteur au monde, grâce
à la découverte d'Edmond
Albius.